Dix ans après la création de sa marque en Martinique, A1710 célèbre cet anniversaire. La distillerie, qui a produit 100000 bouteilles en 2025, poursuit son développement avec de nouvelles installations.
En 2006, en Martinique, Yves Assier de Pompignan, qui évolue dans la distribution spécialisée, fait le pari de redonner vie à l’Habitation du Simon, une demeure construite au XVlllème siècle. En 2016, la distillerie A1710 voit le jour. Lorsqu’il s’est installé, l’entrepreneur souhaitait “rendre au rhum la qualité des grands whiskies et des grands cognacs”. Il a porté son dévolu sur un alambic charentais en une seule passe, complété d’une petite colonne de distillation. En 2023, un deuxième alambic a été ajouté.
Avec ses 20 salariés, la distillerie a produit 100000 bouteilles en 2025. “Nous n’avons pas encore atteint le maximum de nos capacités”, indique Yves Assier de Pompignan, qui vient d’investir 200000 euros pour se doter d’un moulin plus performant, deux ans après l’installation d’un nouveau chai (400000 euros) afin de remplacer l’ancien.
La Vieille Brute, édition d’exception
L’entreprise, dont les produits sont distribués en métropole par Whiskies du Monde, célèbre le dixième anniversaire de sa marque avec un rhum agricole exceptionnel, La Vieille Brute (49,8%). Du rhum a été vieilli durant six ans en fûts ex-Cognac (¾ de la quantité) et ex-Bourbon. Finement épicé, le nez est marqué par les agrumes et est légèrement acidulé.
Après une attaque longue et douce, en bouche, La Vieille Brute présente une fraîcheur certaine, avec des notes mentholées et boisées. En trame de fond, la rondeur du cognac se mêle au côté gras du Bourbon. La finale est chaude et finement amère. 350 bouteilles seront disponibles, en novembre 2026 en Martinique et le mois suivant en métropole, au prix conseillé de 500 euros.
“Aller chercher le potentiel aromatique de la canne”
“La marque est jeune, souligne Etsy, l’ambassadrice de marque de A1710, tout en s’appuyant sur un socle solide : des fermentations longues de six jours, contre 24 à 48 heures habituellement, afin d’aller chercher le fort potentiel aromatique de la canne.”
Parmi les références incontournables, La Perle Rare (54,1%) se compose de canne roseau (B5992), “très rustique, herbacée et végétale”. Le nez est cuit. En bouche, d’impressionnants arômes toastés peuvent être décelés, avant de laisser place à une intense fraîcheur.
Coup de cœur, également, pour La Délivrande (48,8%), un rhum au nez doux et camphré, suivi d’une bouche longue et portée sur les fruits jaunes. “Nous allons chercher une certaine colorimétrie avec quatre fûts, avant leur assemblage”, précise Etsy : chêne français neuf, chêne américain neuf, fûts ex-Bourbon et ex-cognac.
Les rhums de A1710 peuvent aussi être dégustés en cocktails. L’équipe du CopperBay Lancaster, un bar d’hôtel parisien, suggère ainsi un daiquiri (rhum La Perle, orgeat, bois d’Inde, citron vert), très frais, boisé et doux.
L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.
