Porté par une clientèle fidèle d’amateurs de spiritueux bruns, le Gentlemen 1919 fait évoluer son offre. Le speakeasy du 8e arrondissement de Paris introduit une nouvelle carte plus accessible, marquée par l’arrivée de profils fruités, de créations sans alcool et d’une ouverture à de nouveaux usages, notamment en journée.
En ce mois d’avril 2026, le Gentlemen 1919 a dix ans, mais le célèbrera plus tard. Toujours bien caché entre les Champs-Elysées et Miromesnil, dans le 8ème arrondissement de Paris, l’établissement associe un barbier, une cave à cigares et un bar qui s’est doté au début de l’année d’un nouveau menu, avec six cocktails créations (Experimental) et quatre recettes sans alcool. “Nous avons une clientèle d’habitués qui apprécient le whisky ou le rhum, et nous souhaitions élargir notre cible”, indique Maxime Simonneau, le fondateur et président de l’entreprise.
Douceur coco

Douceur coco
Cela se traduit par des cocktails plus accessibles, à l’instar du Douceur coco (rhum Flor de Cana 4 ans, citron, sirop et eau de coco, banane, lait entier, 24€), un milk punch. Il succède au Roaring Twenties (rhum, café, jus de citron, Bénédictine, thé, épices, sirop d’érable, lait). “Nos clients aimaient bien avoir un cocktail fruité et rond”, souligne le manager. Au nez, le Douceur coco est lui aussi rond et fruité. Taillé pour plaire au plus grand nombre, notamment en journée (puisque le bar ouvre à 10h), il est très gourmand. Un ajout de fêve tonka, macérée durant 24 heures, apporte des notes empyreumatiques. La banane est très présente au milieu de la dégustation. La texture, proche du cuir, est également à noter. La coco ressort foncièrement en finale.
Nuit tropicale

Nuit tropicale
La vodka était jusqu’alors peu présente au Gentlemen 1919, ce qui change avec le Nuit tropicale (vodka Stoli, liqueur de yuzu, liqueur Giffard de banane du Brésil et des Caraïbes, beurre de cacahuète, 24€), surmonté d’une fleur en garnish. La robe jaune-orangée est très lumineuse. Au nez, le gras de la banane ressort particulièrement,. En bouche, il y a un très net contraste, puisque des notes de cacahuète et de beurre introduisent la dégustation, avant que la vodka n’arrive dans un second temps. On distingue, par l’intermédiaire du yuzu, une fine amertume. “Il n’y a que 1cl de liqueur de yuzu, donc cela reste assez subtil”, contrecarre Maxime Simonneau. A noter qu’il s’agit d’un short drink, “alors que la tendance est aux long drinks”.
Les Mystères de l’agave

Mystères de l’agave – Cocktail printemps-été 2026 – Gentlemen 1919
Un autre best-seller de ce nouveau menu permet d’élargir la palette du Gentlemen 1919. “La tequila et le mezcal ont le vent en poupe. Il faut toutefois rassurer face aux idées reçues sur le côté fumé de ces produits”. Place aux Mystères de l’agave (mezcal 400 Conejos, liqueur de litchi Soho, liqueur de grenade Pama, 24€), avec un top au champagne. Un long drink sur les tons orangés, dans l’esprit Tiki, avec un nez doux et fruité, légèrement mentholé. La fraîcheur du champagne est aussi essentielle dans la construction du cocktail. En bouche, il est moelleux, voire pâtissier. Au total, le menu compte vingt recettes, notamment commandées par un public “plus jeune” depuis quelques années.
11 rue Jean Mermoz, 75008 Paris
L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.

