Installé dans l’enceinte du couvent des Récollets, au pied de la gare de l’Est, à Paris, le Café A fête son quinzième anniversaire. L’établissement, longtemps identifié pour sa terrasse et ses événements, a progressivement structuré son offre de restauration et élargi sa clientèle.
Au pied de la gare de l’Est, dans le 10ème arrondissement de Paris, le Café A fête son quinzième anniversaire. “Beaucoup de gens ne connaissent toujours pas le lieu”, s’amuse son propriétaire, David Zenouda, présent dans la restauration à travers plusieurs affaires (Maison Saint-Martin et les bars de nuit Maze et Next). Pour y remédier, le 17 avril, le chef David Rathgeber prendra les commandes d’une soirée spéciale, aux côtés du comédien Fred Testot, transformé pour la première fois en DJ (Jojo Fantaisie) et de Dam District – les billets sont en ligne.
Le lieu, qui appartient à l’Ordre des architectes de Paris, détonne dans un environnement très urbain : le couvent des Récollets, doté d’une terrasse cachée et de vastes espaces intérieurs. Il est exploité sous forme de bail commercial, après une première période sous forme de concession. Lors d’événements, une chapelle attenante peut être louée, et transformée en lieu événementiel.
D’un spot événementiel à une offre diversifiée
“Nous sommes bien ici, sur notre terrasse”, se réjouit l’un des managers, en poste depuis quatorze ans. “Nous sommes passés d’un terrain vague à une petite guinguette, ce qui était en décalage avec le caractère délicat du quartier. L’offre a également évolué pour intégrer une vraie proposition culinaire, au lieu de la petite restauration”, retrace David Zenouda.
Autre changement, la clientèle. Initialement, le Café A visait une clientèle trendy, mode, branchée, attirée par les événements organisés par Radio Nova. Parallèlement, d’autres lieux du Nord-Est parisien se sont dotées de bars, que ce soit le Rosa Bonheur aux Buttes Chaumont, la Rotonde Stalingrad ou les buvettes sur les quais de Seine.
Le Café A capte aujourd’hui un public gay friendly, ainsi que de nombreux trentenaires. Des soirées de marques sont régulièrement organisées. La proximité de la gare de l’Est séduit aussi des touristes, notamment néerlandais et allemands. A l’été 2026, la marque d’informatique Lenovo sera partenaire des retransmissions de matchs durant la Coupe du monde de football.
Une carte structurée et segmentée
Au départ, l’activité se répartissait à hauteur de 70% sur les boissons et 30% sur le food; aujourd’hui, les deux pans sont répartis à parts égales. Il y a une dizaine d’années, la cuisine a été reconstruite dans cette optique. Sous l’impulsion du chef José Ribeiro, qui travaille dans le groupe, le menu food a par ailleurs évolué.

Ces délicieuses brochettes sont à partager.
La carte du Café A s’articule autour d’une formule déjeuner proposée à 19,50 euros. Les entrées incluent l’œuf mayo au panko et des croquetas d’aubergine à la mozzarella. Côté plats, l’établissement propose des gnocchis à la tomate, un filet de bar à la plancha avec purée, ou une saucisse de la Maison Montalet. Coup de cœur pour les brochettes de poulet satay, finement relevées, à grignoter.
L’offre liquide se divise, elle en trois segments : les boissons froides, la cafétéria et les thés. La gamme de boissons chaudes comprend des classiques (expresso, cappuccino) et des préparations spécifiques comme le matcha latte, le Golden latte ou le chai latte, facturés entre 5 et 6 euros. La sélection de thés est fournie par l’enseigne Kodama. Pour les boissons froides, la carte affiche des limonades bio et des jus de fruits, permettant de drainer un public tout au long de la journée, de 10h à 2h, exceptés les dimanche et lundi soirs.
148 rue du Faubourg Saint-Martin, 75010 Paris
