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Start-up: comment Wedoogift a géré sa folle croissance

Avec un effectif multiplié par 7 ainsi qu’une levée de fonds, les 18 derniers mois de la start-up Wedoogift, spécialisée dans les chèques-cadeaux dématérialisés, n’ont pas été de tout repos.

Jérôme Proust, cofondateur de Wedoogift
Jérôme Proust

Que de chemin parcouru pour Wedoogift ! Lancée en décembre 2013 cette start-up qui propose des services de chèques-cadeaux dématérialisés et de génération de coupons électroniques de paiement (e-vouchers) a vu son effectif passer de deux à quatorze personnes, et a levé 500.000 euros en l’espace d’un an et demi. « Nous souhaitons être le leader en cinq ans des solutions de récompenses et de stimulation en entreprise grâce à notre carte numérique », expliquait en mars 2014 à Business & Marchés son cofondateur, Jérôme Proust.

Pour s’en donner les moyens, Jérôme Proust rappelle les avantages de son offre : « 20% des chèques-cadeaux sont inutilisés. Je suis issu de l’univers du conseil à l’industrie, où je devais notamment gérer des consultants en déplacement sur le terrain ou basés à l’étranger. Au-delà de cette contrainte technique, je trouvais hallucinant le fait que l’acheteur du chèque-cadeau ne soit pas l’utilisateur ! Cela n’a pas été simple de s’insérer sur ce marché où officient des entreprises très connues dans les services de paiement, tandis qu’avoir recours aux services d’une start-up peut rebuter au premier abord », explique-t-il.

Noël 2014, première échéance majeure de la start-up

Le concept a pourtant fait mouche auprès des comités d’entreprise, le marché de base de Wedoogift. L’entreprise, qui envoie par e-mail les chèques-cadeaux aux salariés et peut envoyer des cartes-cadeaux, a dû gérer, à l’hiver dernier, sa première période de Noël, le pic d’activité du secteur. « Ce fût un succès commercial. Nous avons rencontré des problèmes de connexion, d’activation à distance de cartes… Nous avons expédié jusqu’à 300 cartes-cadeaux par jour ! Notre taux de support a explosé, et toutes nos procédures n’étaient pas automatisées. Suivre la délivrabilité des e-mails permet notamment de désamorcer les problèmes. Aujourd’hui, notre infrastructure est adaptée en conséquence. Nous évoluons dans un univers B to B to C : il faut absolument que l’utilisateur final soit satisfait », indique Jérôme Proust.

1er trimestre 2015, le temps de la levée de fonds

A l’issue de cette période « où l’équipe a travaillé sept jours sur sept », celle-ci s’est attelée à passer un nouveau cap au moyen d’une levée de fonds, bouclée en avril 2015. « Nous avions besoin de 250.000 euros ; nous en avons levé 500.000 auprès de nouveaux investisseurs spécialisés dans l’amorçage ainsi que de business angels. Ils nous font également bénéficier de leur rigueur en termes de reporting et nous permettent de travailler avec des objectifs de marge et de rentabilité renouvelés », complète l’entrepreneur. Un troisième associé a alors rejoint Wedoogift, avant la première embauche de la société, dans l’IT. « Nous avons pris notre temps pour le recrutement. Nous avons mis des candidats en compétition. Nous avons également dû choisir des technologies, cibler un profil donné… Ce sont des choix qui ont des conséquences à long terme. Nous avons dû nous former pour comprendre ce secteur. »

2ème trimestre 2015, l’heure de la consolidation

L’entreprise compte désormais 14 personnes, associés compris. Des profils commerciaux ont notamment étoffé l’équipe : business developers, communication, référencement, support client… « Nous souhaitons, pour l’heure, stabiliser l’effectif, puis monter à environ 20 personnes à l’été 2016. Pour accompagner notre développement et gagner en productivité, nous nous concentrons sur notre cœur de métier en ayant recours à beaucoup de services-tiers, par exemple en matière de comptabilité », poursuit Jérôme Proust.

Cap sur les directions marketing

De nouveaux profils de clients, les directions marketing, complète la cible de Wedoogift : « nous allons réaliser une carte multi-enseignes pour une compagnie d’assurance automobile. Les volumes sont plus importants, et s’appuient sur notre technologie pour générer des codes à la demande, sur une interface en marque blanche », ajoute Jérôme Proust.

Publié dansEconomieEntreprisesServices