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Philippine Janssens remet à l’honneur le pantalon féminin sur-mesure

Coup de booster pour Philippine Janssens. La créatrice, qui a lancé sa marque spécialisée dans les pantalons sur-mesure pour femmes en 2010 après l’Essec et des formations en mode, a emménagé cet été dans le haut de la rue du Faubourg Saint-Honoré. Le 26 février, elle essaimera au Bon Marché, dans un nouvel espace dédié à la femme contemporaine autour de mono-produits. Elle nous présente sa démarche, à la croisée de l’artisanat et du digital.

Coup de booster pour Philippine Janssens. La créatrice, qui a lancé sa marque spécialisée dans les pantalons sur-mesure pour femmes en 2010 après l’Essec et des formations en mode, a emménagé cet été dans le haut de la rue du Faubourg Saint-Honoré avant, le 26 février, d’essaimer au Bon Marché, dans un nouvel espace dédié à la femme contemporaine autour de mono-produits. Elle nous présente sa démarche, à la croisée de l’artisanat et du digital.

Pourquoi le sur-mesure revient-il en vogue dans la mode?

Le sur-mesure rejoint la tendance du « consommer moins, mais consommer mieux ». Ce n’est une plus une petite tendance de marché, c’est une tendance de fond. Il faut avoir des produits qui durent dans le temps, et comprendre ce que l’on achète. Le pantalon est le vêtement le plus compliqué à trouver pour une femme, avec six boutiques en moyenne avant de trouver le bon. Quelle que soit la gamme, ce vêtement reste compliqué à trouver. Les femmes veulent des pantalons pour travailler, bouger, qui ne se froissent pas… comme pour un homme. La clientèle très mode, elle, aspire à davantage de créativité. Les femmes sont en quête de sens, et on peut s’amuser une fois qu’elles ont trouvé leur style. J’ai des clientes qui ne savent plus s’habiller. Nous sommes dans l’anti-« fast fashion ».

Comment placez-vous vos clientes au cœur du process?

Quelle maison de prêt-à-porter consacre une heure avec ses clientes ? On fait 100 pièces par mois, on pourra monter à 300 pièces par mois, et les technologies nous aident en aval, après ce premier rendez-vous fixe. Les clientes ont plaisir à venir si on leur offre une proposition cohérente. Il nous fallait aussi avoir les outils adaptés : l’application reçoit les informations communiquées en vente, et le patronage est généré automatiquement, ce qui nous permet de frôler le délai de retouches d’un pantalon. L’atelier télécharge le bon de commande, la fiche technique et le patron. Selon les ateliers et les matières, les savoir-faire, très différents, sont aussi respectés.

De quelle manière a évolué votre offre?

On a démarré avec quatre coupes. On a fait évoluer l’offre (jean, pantalons moulants, polyester pour les femmes qui voyagent…) : notre marque est vraiment dans l’air du temps, adaptée pour tous les styles. On ne se voyait pas faire uniquement du pantalon classique. Aujourd’hui, une femme peut se trouver élégante avec une veste Chanel et un jean. Il faut rétablir l’équilibre entre la praticité et la mode. Pendant l’heure de rendez-vous, nous essayons de bien comprendre le mode de vie de nos clientes. L’essayage de la toile est un moment très important, avant des essais de pantalons finis, pour se rendre compte de ce qui va ou pas. Nos prix démarrent 390 euros, avec des options (poches, galons…). cela reste abordable pour du sur-mesure. Le prix moyen est, quant à lui, de 490 euros.

Publié dansEconomieEntreprisesIndustrie