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Taste of Paris, ou le parc d’attractions de la gastronomie

2 min de lecture
Taste of Paris - Portion food

Taste of Paris, le festival des chefs, revient dans la capitale. Files d’attente interminables, portions petit format… Un salon loin des codes de la gastronomie, malgré un très beau casting.

ON Y ETAIT — Ces dernières années, les chefs cuisiniers sont souvent devenus plus connus que leurs restaurants. Un phénomène qui atteint son paroxysme avec un salon dédié, Taste of Paris, inspiré d’un événement décliné dans plusieurs capitales, qui tient jusqu’au dimanche 19 septembre sa sixième édition au Grand Palais éphémère (7ème arrondissement). Avec, à l’évidence, davantage le sentiment de se retrouver dans un parc d’attractions que dans un grand restaurant : un prix d’entrée élevé (22 euros) et, surtout, des files d’attente à n’en plus finir autour des 16 stands de restauration. Pas de manèges, mais des cuisines éphémères, où s’agitent les brigades pour préparer des versions miniatures de plats proches de ceux proposés par les 41 chefs (se relayant sur quatre jours) représentés.

Taste of Paris - File d'attente

Pour manger, il faut prendre son mal en patience (et ne plus penser à la distanciation).

Point de coupe-files, mais une carte cashless qui permet de tenter de goûter (si on y arrive, ce qui n’a pas été notre cas malgré plus de deux heures passées sur place) aux délices proposés par François Perret, Alan Geeam, Yann Couvreur ou Frédéric Anton. Des plats (de 6 à 10 euros l’unité) servis dans un univers loin de la gastronomie ou de la haute pâtisserie : contenants en amidon de maïs et mange-debout posés au milieu de tables vite prises d’assaut aux différents recoins du hall. Fort heureusement, les déchets sont méthanisés et les différents flux doivent être préalablement triés. Un espace de repas réservé est présent au fond du salon, sans aucune indication sur la manière d’accéder à ce club.

Une large offre de stands

A Taste of Paris, on peut tenter de se former à la cuisine (si l’on trouve le moyen de comprendre le fonctionnement de l’atelier), on peut assister à des masterclasses dans un endroit bruyant, mais surtout essayer de prendre une photo avec ses chefs préférés – un exercice dont la réussite n’est pas garantie au vu de la foule présente sur une seule session. Comme dans la plupart des lieux touristiques, il convient de prévoir un budget conséquent sur chaque stand (6,50 euros les deux petites boules de glace, 28 euros les six huîtres). Taste of Paris regroupe également une très belle offre de producteurs de l’agroalimentaire, permettant d’obtenir une large vision des tendances food.

Le Plein d'sens - Café (Caen)

Coup de cœur pour les cafés du Plein d’sens.

Fils de Pomme - Cuvée prestige

Grand format pour la nouvelle référence de cidre de Fils de Pomme.

Un point qu’il convient de souligner, avec le dynamisme des start-uppers d’Umà (boissons sans alcool) ou de Fils de pomme (cidre) que l’on a pris du plaisir à retrouver avec une nouvelle cuvée prestige aux quinze pommes, conditionnée en grande bouteille. Le Plein d’sens, une entreprise de Caen (Calvados), importe depuis trois ans du café avec une sensibilité environnementale et sociale associée à l’envie de faire découvrir des saveurs inattendues aux consommateurs. Les incontournables bières de Gallia, dont la West IPA et une “vière” au Gewurtztraminer (incroyable!). Ou la tapenade aux grillons du belge Nimavert. Autant de produits sur lesquels nous reviendrons… le ventre plein, espérons-le. 30 000 personnes sont attendues jusqu’à dimanche.

Photo de couverture: Taste of Paris

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