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A Paris, le Mobster Bar revisite les cocktails classiques de la prohibition

2 min de lecture
Mobster Bar - Paris - Rue de Crussol

Dans le 11ème arrondissement de Paris, le Mobster Bar propose de nouvelles versions de cocktails classiques, dans un cadre élégant. Aux commandes, deux frères issus de la restauration.

Du burger aux cocktails, il n’y a qu’un pas. A Paris, rue de Crussol (11ème arrondissement), Francisco et Javier Lozano ont lancé courant décembre 2019 le Mobster Bar, un élégant bar qui, derrière une cabine téléphonique reconstituée,  propose un élégant décor et une sélection de cocktails classiques. « L’idée est de revisiter le concept du bar clandestin. Après six mois de travaux, nous avons quatre types de papiers peints », souligne Javier Lozano. Bar Circus a conçu la station cocktail, adaptée à deux barmans. Le comptoir est habillé de bois. Les lampes Tiffany sont dans l’esprit art déco.  « Les Mobsters, des trafiquants d’alcool, pouvaient se payer les meilleurs musiciens dans leurs speakeasys », poursuit le chef d’entreprise.

Mobster Bar - Rue de Crussol - Paris

Un sillon que les frères Lozano ont d’abord creusé il y a six ans dans le 5ème arrondissement de Paris, en ouvrant le Mobster Dîner, un restaurant de burgers. Respectivement diplômés de Sciences Po et de l’EM Lyon, ils ont assouvi leur envie d’entreprendre en se lançant sur ce marché alors en plein essor, et ont réadapté leur gamme tarifaire selon l’évolution de la concurrence, « avec un produit de qualité ». Des contacts dans l’univers du bar ont participé à la formation des deux restaurateurs. Planches de fromages et de charcuterie, bières, spiritueux et vins complètent l’offre.

Six cocktails classiques revisités

Mobster Bar - Paris - Rue de Crussol

Mobster Bar - Paris - Rue de Crussol Mobster Bar - Paris - Rue de Crussol

La carte se concentre sur six cocktails. Le Dizzy Gillepsie, la version maison du Bee’s Knees, se compose de gin, basilic, citron jaune, menthe et sirop de miel. « A l’époque de la prohibition, le sucre permettait de cacher la mauvaise qualité des alcools maison, rappelle Javier Lozano. Le cocktail est très doux, alors que le gin a la particularité d’être assez dur. » Impression confirmée à la dégustation, avec les notes du gin qui ne s’expriment qu’en fin de bouche. A rhum supreme (rhum brun, Lillet blanc, sirop de fraise, Grand Marnier, sirop de vanille, zeste d’orange) se veut pour sa part « beaucoup plus onctueux » qu’un old fashioned. Le Mob fashioned, la version revisitée du célèbre cocktail, se compose d’absinthe, de bitter Angostura, de whisky, d’un carré de sucre, de cerise au marasquin et d’un zeste d’orange.

Des recettes à découvrir du mardi au samedi. « Nous avons souhaité créer le concept le plus cohérent possible, entre les cocktails et l’ambiance du bar », poursuit Javier Lozano. Résolument élégant, le Mobster Bar devra se distinguer dans un quartier très concurrentiel.

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