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Nouvelles turbulences dans la sphère financière

Ces dernières heures, de nombreuses informations se sont succédées, toutes reliées à l’industrie financière. Problématiques fait le point sur cette riche actualité.

Le plan Paulson change de registre. « Nous passons en revue des stratégies destinées à soutenir l’accès des consommateurs au crédit en dehors du système bancaire« , a expliqué le secrétaire d’Etat au Trésor Henry Paulson afin d’expliquer la nouvelle philosophie du plan présenté le mois dernier et destiné à soutenir le système bancaire. Doté de 700 milliards de dollars, le fonds incriminé était destiné à racheter des actifs « toxiques », en majorité des produits de titrisation de crédits ou des prêts immobiliers, mais cette voie est aujourd’hui stoppée. Pour aider plus rapidement les banques, l’Etat américain va directement intervenir à leur capital en achetant des actions préférentielles. Il s’agit du « moyen le plus rapide et le plus efficace d’utiliser nos nouveaux pouvoirs pour stabiliser le système financier« , selon Henry Paulson, qui ne dispose plus que de quelques semaines pour mener à bien son plan.

Taux: l’appel de l’OCDE. Depuis Bruxelles, le secrétaire général de l’Organisation de coopération et de développement économiques, Angel Gurria, a souhaité contribuer au débat sur la façon de soutenir les économies occidentales suite à la crise. « L’inflation ralentit maintenant rapidement, grâce au recul des prix des matières premières. Alors que les attentes en matière d’inflation sont solidement ancrées et qu’un ralentissement économique substantiel devrait se développer, il reste une latitude pour de nouvelles baisses de taux« , a-t-il estimé. « Les taux d’intéret peuvent encore baisser », a-t-il ajouté, une semaine après la baisse d’un demi-point du principal taux directeur de la BCE, à 3,25 %.

De lourdes pertes pour Natixis. Les informations divulguées hier matin par La Tribune ont provoqué de nouvelles secousses à la Caisse d’épargne et aux Banques Populaires, ses actionnaires: la banque de financement et d’investissement aurait perdu 975 millions d’euros dans des opérations de trading en octobre. La publication de ces lignes a poussé les dirigeants de l’établissement à avancer à hier soir – contre initialement ce matin – la publication des résultats, peu reluisants: le groupe indique accuser une perte nette de 234 millions d’euros au troisième trimestre, supérieure aux prévisions des analystes. Concernant les faits révélés par La Tribune, le directeur général de Natixis Dominique Ferrero a exclu l’hypothèse de quelques traders ayant dépassé leurs limites de risque pour évoquer « un marché extrêmement difficile, sans précédent connu pour ces activités ».

Publié dansEconomieMarchés et finance