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Le baril dépasse les 140 dollars

Nouvelle envolée des cours du pétrole. Le baril a franchi pour la première fois de son histoire la barre des 140 dollars, à 140,05 $ à New York et 140,38 $ pour le Brent côté à Londres. Ce jeudi, la progression a été de plus de 5 dollars en cours de séance.A l’origine de ces records, la baisse du dollar, la devise dans laquelle se facturent les exportations de pétrole.

Afin de maintenir leurs revenus, les Etats producteurs devront faire en sorte de limiter leur production afin de maintenir à un niveau élevé les cours. Les cours ont aussi été portés par les déclarations du président de l’Opep Chakib Khelil. Dans un entretien qui sera diffusé demain sur la chaîne France 24, il a rappelé que « le pétrole et surtout le prix du pétrole est fonction des problèmes économiques qui se posent aux Etats-Unis, de la dévaluation du dollar et de un peu de tout ce qu’il se passe sur le plan de la politique monétaire américaine ».

« Je prévois probablement des prix de 150 à 170 dollars durant cet été. Cela va peut-être décliner un peu vers la fin de l’année. Tout dépendra de la Banque centrale européenne et de la décision qu’elle pourrait prendre de relever les taux de l’euro. A ce moment-là, je pense que le prix du pétrole va augmenter » a-t-il ajouté, les regards se tournant vers la décision de la BCE qui sera rendue publique le 3 juillet prochain. Jean-Claude Trichet a déjà exprimé son souhait de contenir les poussées inflationnistes.

Par ailleurs, si les tensions entre les Etats-Unis et l’Iran s’accentuent, Chakib Khelil pense « que le prix du pétrole va encore augmenter durant cet été, ceci conjugué au fait que la demande en essence, en particulier aux Etats-Unis, sera encore plus importante ». « Un cap psychologique a été franchi. Les marchés semblent désormais à l’aise avec le pétrole cher », a indiqué à l’AFP Ben Tscocanos, analyste chez Standard & Poor’s.

Publié dansEconomie