La brasserie Opé et la Distillerie des Achards ont uni leurs savoir-faire pour créer un whisky bio, élaboré à partir d’un travail commun entre brassage et distillation. Limité à 418 bouteilles et vendu 65 euros, ce single malt illustre une collaboration locale et à faible empreinte carbone entre ces deux entreprises vendéennes.
C’est en Vendée qu’il convient de se rendre pour trouver “la” collaboration spiritueux de cet hiver. Deux entreprises créées peu ou prou à la même période, la brasserie Opé, lancée aux Sables-d’Olonne, et la Distillerie des Achards, qui a éclos l’année suivante, ont travaillé ensemble autour d’un whisky, sans exploser leur empreinte carbone – seulement 18 kilomètres les séparent.
“Ils ont le savoir-faire de distillateurs, et nous avons celui de la fabrication du wash”, résume Pierre Brodu, à la tête de la brasserie Opé. La réflexion autour du produit, un single malt en double distillation, a débuté en novembre 2021, pour une mise en bouteilles quatre ans plus tard, à hauteur de 418 bouteilles.
Un whisky fruité
Le vieillissement : un an et demi en fût de chêne français neuf, “pour la couleur et la structure”, et plus de deux ans en ex-barriques de whisky écossais d’Islay, légèrement tourbé. Benjamin Cousseau et Quentin Bricard, de la Distillerie des Achards, ont procédé au choix des fûts.
Les deux entreprises se sont réparties les coûts et les stocks dans le cadre du lancement de whisky bio, proposé au prix de 65 euros. Au nez, très fruité, il présente des notes de pomme cuite. En bouche, l’attaque est foncièrement puissante avant de laisser sa place au fruit. La finale est assez longue et boisée.
L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.
