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Le protectionnisme au service de la sécurité alimentaire

Elle ne contrôle, faute de moyens, qu’environ 1% des importations arrivant sur le sol américain, mais la Food and Drug Administration, chargée de veiller sur la santé des consommateurs outre-Atlantique, tente de retenir à la frontière des denrées suceptibles de mettre en danger le consommateur. Entre juin 2006 et mai 2007, la FDA a rejeté 1.368 livraisons alimentaires en provenance de Chine, 1.480 en provenance du Mexique et 1.763 livraisons de produits alimentaires indiens. Pékin annonce en parallèle la mise en place de nouvelles procédures afin de restaurer la confiance dans ses produits. Il faut « laver la réputation du pays » après la découverte d’incidents tels que ces 23.000 cas de nourriture toxique décelés par les autorités chinois entre décembre et mai.

« La transparence est l’ennemi de la corruption. C’est pourquoi nous avons introduit ces nouvelles règlementations« , déclare Wu Zhen, directeur adjoint de l’administration étatique pour les aliments et les médicaments. « Nos aliments ne sont pas mauvais en soi, mais nos normes sanitaires sont moins sévères » que celles des pays occidentaux, indique pour sa part un quotidien officiel. Washington a banni des produits toxiques et dangereux tels que les poissons ou des jus de fruits aux colorants douteux. Les douaniers aussi bien européens que japonais mettent sous embargo des dentifrices chinois contenant du glycol de diétylène, une substance entrant dans la composition des antigels.

« Une croisade pour restaurer la confiance du public » est donc lancée par Pékin, mais le non-alignement sur des standards internationaux de qualité pénalise les exportations du pays.

Publié dansEconomiePolitique éco